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    MUTATION URBAINE

Les villes changent. Les conurbations s’étendent, se déploient et engloutissent les paysages, 
entités rhizomiques à l’insatiable appétit, semblant ne jamais vouloir s’arrêter.

    Les mégalopoles se répandent sur la planète tout autant qu’elles s’étirent vers le ciel.
 L’homme, dans ces superstructures de béton et d’acier doit trouver sa place, 
sur/vivre, faire croître son espèce.

    Malgré tout ce que la vie peut apporter comme lots de souffrance et de peine, 
la Ville offre à ses habitants des espaces de rêve et de légèreté 
où l’Homme/autochtone/citoyen planétaire embarqué 
dans un gigantesque vaisseau immobile peut se perdre et voyager s’il le souhaite.

    Chaque cité s’étend et cette croissance nécessite qu’une autre partie d’elle meure, 
souvent les parties les plus vieilles sont elles sacrifiées 
à la modernisation et l’expansion de la ville.

    Des pans entiers de vies, d’histoires et de rêves sont effacés en un instant 
et voient éclore tout de suite après de gigantesques chantiers 
qui deviendront quelques siècles plus tard champs de ruines.

    MUTATION URBAINE exprime tout ceci : cet étourdissement que l’on ressent parfois, 
noyés anonymement dans la grande ville. 
Cet enthousiasme d’enfant vivant sa première exploration que l’on peut éprouver 
en découvrant un nouveau quartier… La Ville est ce que l’Homme en fait.

    Il y a entre la ville et son habitant un lien, 
un cordon ombilical fort qui fait que l’un et l’autre 
sont partie intégrante de chacun.

    C’est cela MUTATION URBAINE : le chant des villes couvrant le chœur des Hommes.

    A la fois effrayant et attirant, beau et froid, profond et réaliste, éthéré et concret.

 

  écrit par   Pi[R] aka M4CH1N3

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